Simulateur rentabilité recrutement
Comparez le coût d'un CDI à la sous-traitance. Montée en charge progressive, seuil de rentabilité, décomposition des coûts.
Timeline de rentabilisation
CDI vs Sous-traitant
Économie vs sous-traitant : +20 225 €/an
Décomposition du coût
Rentabilité d'un recrutement en bureau d'études : le guide complet
Au-delà du salaire brut : le vrai coût d'un collaborateur en BET
Recruter un collaborateur en CDI est un investissement majeur pour un bureau d'études techniques. Le coût employeur ne se limite pas au salaire brut : il faut y ajouter les charges patronales (environ 45 % du brut en moyenne), la mutuelle d'entreprise obligatoire, les tickets restaurant, le remboursement des transports et les éventuelles primes (vacances, intéressement). Pour un salaire brut de 40 000 €, le coût employeur annuel atteint ainsi environ 58 000 €.
En première année, des coûts supplémentaires s'ajoutent : frais de recrutement (cabinet, annonces, temps passé en entretiens), matériel (poste de travail, écrans, licences logiciels BIM ou CVC), et formation initiale aux processus internes. Ces coûts d'intégration représentent souvent 5 000 à 15 000 € selon le profil et l'équipement nécessaire.
Pour intégrer ces coûts dans votre taux horaire facturable, utilisez notre simulateur de taux horaire BET.
La montée en charge : pourquoi un recrutement n'est pas rentable le premier jour
Un nouveau collaborateur n'est pas immédiatement productif à 100 %. La montée en charge se fait en trois phases distinctes :
- Découverte (mois 1-2) : le collaborateur s'approprie les outils, la culture et les processus du BET. Sa productivité effective est d'environ 30 % du taux cible.
- Intégration (mois 2-4) : il commence à contribuer sur les projets, mais nécessite encore un encadrement. Productivité à environ 65 %.
- Autonomie (mois 4-6) : le collaborateur atteint son taux de productivité cible, typiquement entre 75 et 85 % en BET (le reste étant consacré aux réunions, formation continue, veille technique).
Cette progressivité impacte directement le point mort du recrutement. Pendant les premiers mois, le collaborateur coûte plus qu'il ne rapporte. Le simulateur ci-dessus modélise cette montée en charge mois par mois pour vous donner une vision réaliste du retour sur investissement.
Quand recruter vs sous-traiter : le calcul qui tranche
La sous-traitance offre de la flexibilité : pas de charges fixes, pas de période de montée en charge, pas d'engagement long terme. Mais le TJM (taux journalier moyen) d'un sous-traitant est significativement plus élevé que le coût jour productif d'un CDI.
Le seuil de rentabilité correspond au nombre de jours facturables par an au-delà duquel le CDI devient moins coûteux que le sous-traitant. Pour un profil technique classique en BET, ce seuil se situe généralement entre 100 et 150 jours par an. Au-delà, chaque jour supplémentaire génère une économie par rapport à la sous-traitance.
Les avantages du CDI dépassent le seul aspect financier : capitalisation des compétences, disponibilité immédiate, cohésion d'équipe et maîtrise de la qualité. La sous-traitance reste pertinente pour les pics d'activité ponctuels ou les compétences spécialisées rarement mobilisées.
Pour estimer le chiffre d'affaires que votre équipe doit générer, consultez notre calculateur d'honoraires MOE.
Cas pratique : embauche d'un ingénieur CVC confirmé à 48 000 € brut
Prenons l'exemple concret d'un bureau d'études qui recrute un ingénieur CVC confirmé avec un salaire brut annuel de 48 000 € :
- Coût employeur annuel : 48 000 € + 45 % de charges = ~69 600 €
- Frais de recrutement : 5 000 € (annonces + temps passé)
- Matériel : 3 000 € (poste, écrans, licences)
- Formation initiale : 5 jours = ~2 000 € (coût interne)
- Total première année : ~79 600 €
Avec un taux horaire facturé de 85 €/h, une productivité cible de 80 % et une montée en charge sur 3 mois, le point mort est atteint autour du 5e–6e mois. À partir de ce moment, chaque mois supplémentaire génère un bénéfice net pour le BET.
En comparaison, un sous-traitant à 525 €/jour sur le même volume de jours aurait coûté environ 95 000 € la première année. Le CDI devient donc plus avantageux dès que le volume dépasse ~130 jours facturables par an.
Retrouvez le détail des cotisations patronales sur le simulateur URSSAF.
Questions fréquentes
- Combien coûte vraiment un salarié à 40 000 € brut ?
- Un salarié à 40 000 € brut annuel coûte environ 58 000 € à l’employeur. Aux charges patronales (~45 % du brut, soit ~18 000 €), s’ajoutent la mutuelle obligatoire, les tickets restaurant, le remboursement transport et les éventuelles primes. En première année, il faut aussi compter les frais de recrutement, le matériel et la formation initiale.
- Au bout de combien de temps un recrutement est-il rentable ?
- En bureau d’études techniques, un recrutement devient rentable généralement entre 4 et 8 mois après l’arrivée du collaborateur. Ce délai dépend du coût total employeur, du taux horaire facturé, de la durée de montée en charge et du taux de productivité cible. Plus la montée en charge est courte et le taux horaire élevé, plus le point mort est atteint rapidement.
- Vaut-il mieux embaucher ou sous-traiter ?
- Le CDI devient plus économique que la sous-traitance au-delà d’un certain volume de jours facturables par an — généralement entre 100 et 150 jours selon le profil. En deçà, la sous-traitance reste plus flexible et moins risquée. Au-delà, le CDI permet de capitaliser les compétences et de réduire le coût jour productif.
- Comment estimer la productivité d’un nouvel embauché ?
- La productivité d’un nouvel embauché suit trois phases : découverte (environ 30 % de productivité le premier mois), intégration (65 % entre le 2e et le 4e mois), puis autonomie au taux cible (typiquement 75-85 %). Cette montée en charge progressive doit être intégrée dans le calcul de rentabilité pour éviter de surestimer le retour sur investissement.
Édité par Nexylo, l'ERP pour bureaux d'études techniques. En savoir plus